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L’histopolitique

35,000 DTPrix
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Edition 2026

Prix: 35DT

Auteur: Adnan LIMAM, universitaire, chercheur et écrivain.

Num. ISBN: 978-9909-01-104-1

Nombre de pages : 245

Présentation:

L’histoire explique-t-elle vraiment les conflits… ou sert-elle désormais à les produire? À l’ère de la post-vérité, des campagnes d’influence et des guerres informationnelles, la puissance ne se mesure plus seulement en capacités matérielles : elle se joue aussi dans l’art d’imposer un récit, de fabriquer une continuité, de sanctuariser un droit, de moraliser une violence, de délégitimer un adversaire. L’histopolitique naît de ce constat : l’histoire n’est plus seulement un savoir, elle devient un gisement stratégique, un langage de souveraineté et un levier de déstabilisation. Avec L’Histopolitique – Pour une science politique des narratifs stratégiques, l’auteur pose les jalons d’une discipline nouvelle, au croisement de la science politique, de la sociologie des représentations, de la géopolitique critique et de l’épistémologie du pouvoir. Là où l’analyse classique décrit intérêts et rapports de force, l’histopolitique met au jour la praxis narrative qui les rend acceptables — parfois inévitables. La première partie fonde l’architecture théorique : elle définit le narratif stratégique comme une construction historico-symbolique par laquelle un acteur convertit le passé en instrument d’action. Mythes d’origine, traumatismes fondateurs, âges d’or, continuités revendiquées, mémoires sacralisées : autant de matrices qui reconfigurent la légitimité, la frontière morale, la hiérarchie des droits et la figure de l’ennemi. Elle en propose une grammaire rigoureuse en identifiant les opérateurs de transformation (sélection, simplification, sacralisation, moralisation, inversion accusatoire, effacement), les relais institutionnels (État, clergés, école, médias, diplomatie, organisations armées) et les supports (textes, images, rites, lieux, cartographies, droit) qui transforment l’histoire racontée en technologie de pouvoir. La seconde partie met cette grille à l’épreuve du réel : une histopolitique opératoire, appliquée à des cas de référence, pour dégager des invariants et des variations selon les acteurs, les échelles et les objectifs. L’enjeu n’est pas de juxtaposer des exemples, mais de montrer comment les récits travaillent la matière du politique — en produisant du consentement, en justifiant une souveraineté, en structurant une identité, en fabriquant un ennemi, en légitimant la violence ou en organisant la fragmentation. À l’heure où les stratégies de puissance — des États aux acteurs non étatiques — investissent la mémoire comme champ de bataille, comprendre l’histopolitique n’est plus un luxe académique : c’est une nécessité opérationnelle. Manifeste méthodique autant que rupture paradigmatique, ce livre inaugure une ère nouvelle : celle où gouverner, c’est aussi gouverner le passé — et où résister suppose d’apprendre à lire, enfin, ce que les récits font au réel.

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